Le lin des métiers du Yunnan
Lorsque Sandry Law parcourt le Yunnan à la recherche de thé, il ne se contente pas de déguster les lots — il suit les fils. Lors d’un voyage d’approvisionnement dans les montagnes à l’ouest de Kunming, il s’est arrêté dans un petit atelier de tissage où trois générations tissent le lin pour les marchés locaux. La famille utilise encore des métiers à navette des années 1970, et leur lin écru, importé du nord de la France mais fini dans l’air sec des hauts plateaux du Yunnan, avait un poids et une mémoire uniques que Sandry n’avait trouvés nulle part ailleurs.
Il a collaboré avec l’atelier pour adapter leur tissu à un cha pao — une robe qui devait respirer pendant les longues séances de gongfu, dissimuler les gouttes de thé et se plier facilement dans une malle de voyage. Le patron a été dessiné par un tailleur de Kunming spécialisé dans les robes traditionnelles de lettrés, mariant des manches d’antan avec des poches modernes discrètes. Chaque couture est rabattue, sans bord brut, et les passants de ceinture sont renforcés par des points cachés pour que la robe reste bien en place quand on se penche pour verser. Sandry tient à ce que la robe soit prélavée une fois avant de vous parvenir : elle arrive souple, pas raide.
La grande taille (L) convient aux personnes mesurant de 175 à 185 cm, avec une tombée d’épaule généreuse. La coupe reste unisexe ; le tissu, vivant et évolutif. Ce n’est pas un costume — c’est un outil pour le service du thé, conçu par des gens qui versent vraiment.